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topographie, ainsi qu’à la faculté des lettres de l’Université de

Petroskoi. Après avoir travaillé comme ouvrier – au port, au

sovkhoze, à la scierie, en expédition géodésique –, il se consacre à

des activités culturelles : il est un temps directeur d’une maison de la

culture de village, et aujourd’hui photographe et journaliste. Il vit à

Petroskoi, où il travaille à la maison d’édition Periodika pour le

journal

Kodima

.

Depuis 1980, Nikolai Abramov publie régulièrement des poèmes

en vepse et en russe. Son recueil

Koumekümne koume

[

Trente-trois

],

paru en 1994, a été remarqué comme le « premier ouvrage littéraire

en langue vepse ». En tant que traducteur, il a mis dans sa langue

natale quelques œuvres d’Omar Khayyam, Rabîndranâth Tagore,

W. Shakespeare, A. Pouchkine, L. Tolstoï, S. Essénine, B. Pasternak,

E. Evtouchenko, V. Vyssotski… Dans le domaine finno-ougrien, il a

traduit des fragments de l’épopée nationale estonienne

Kalevipoeg

,

ainsi que des contes populaires komis. En 1999 a paru un recueil de

ses poèmes et traductions sous le titre

Kurgiden aig

[

Le temps des

grues

].

Nikolai Abramov est membre de l’Union des écrivains de Russie

depuis 1998. En 2006, la Suède lui a décerné le prix littéraire Bengt

Pohjanen.

Ses poèmes vepses ont été traduits en russe, finnois, estonien,

hongrois, suédois, norvégien, carélien et komi. À présent, grâce au

présent ouvrage, on peut aussi en avoir un aperçu en français.

En écrivant dans la langue de ses ancêtres, le poète réunit ici deux

sources d’inspiration : il se livre à une analyse de ses émotions

individuelles, en même temps qu’il exprime des états d’âme ou des

préoccupations partagés avec l’ensemble du peuple vepse.

Comme c’est le cas dans bien d’autres littératures de langues

finno-ougriennes, l’environnement naturel apporte à ses poèmes,

plus encore qu’un décor, des sujets vivants. La végétation, avec ses

couleurs et ses variations saisonnières, est omniprésente : bouleau,

aulne, conifères (pin, sapin, épicéa), sorbier, fleurs, fruits des bois…

On aperçoit la trace des ours, des loups et des élans. Dans le ciel ou

sur les branches, on remarque les oiseaux à leur chant. Les grues